Vous savez, c'est comme toutes ces fois où malgré les gens qui nous entourent, ceux qui nous aiment sincèrement, on le sait, on est seul. Complètement et inévitablement seul. Spectateur d'un monde duquel on a l'impression d'avoir été éjecté, sans préavis. On se retrouve derrière cette vitre sans tain. On les voit, ils nous ignorent, sans s'en rendre compte. Ils ne savent pas qu'on est là, que je suis là, cachée sous cette couche plus ou moins épaisse. De merde. Parce que oui, cette vitre est énormément sale, mais personne ne se dévoue pour la nettoyer, et en faire ressortir toute sa beauté, ou au moins sa transparence. Alors on regarde, on admire, ce que l'on voudrait que les gens voient en nous. Ce qu'on aimerait que ces personnes voient si elles étaient derrière cette vitre, et moi, en pleine lumière, à la vue de tous... Prenez le temps de gratter un peu, c'est sur que d'extérieur ça paye pas de mine cette chose-là, mais qu'avez-vous à perdre?
Vous savez, c'est comme toutes ces fois où l'on se dit: "cette fois c'est la dernière fois". Pour quelque raison que ce soit. Et pourtant on sait bien que quand le chat n'est pas là les souris dansent... Elles auraient mieux fait de courir... Parce qu'on qu'il arrive on sait qu'on n'est pas à l'abris d'une erreur, même si répétitive... On se doute que cette dernière fois n'en sera pas une. Parce que bon gré, mal gré, il faut bien se tromper pour avancer dans le droit chemin... A croire que je n'ai toujours pas trouver le mien... Merde, j'ai pris la carte à l'envers. On prend les mêmes, et on recommence...
Vous savez, c'est comme toutes ces fois où l'on repense à ces personnes plus ou moins effacées de nos vies. Séparations, indifférence, ou tout simplement nos vies qui prennent des voies différentes. Parfois j'en reviens à me sentir vide à l'idée de toutes celles que j'ai perdu en cours de route. Ma vitesse était peut-être trop excessive pour ces personnes, qui ont préféré prendre le bus... Que sais-je! Nan, je ne veux pas savoir. Parce que savoir, c'est connaitre le pourquoi du comment de cet éloignement. Et se voir confronter à la réalité. Et bien moi je refuse. Je préfère me voiler la face encore longtemps comme ça, me dire que j'ai fais tout ce que j'ai pu pour les retenir. Parce qu'en vérité, ce n'est peut-être pas si faux que ça...
Vous savez, c'est comme toutes ces fois où l'on me débranche de cette matrice où je me sens si bien. Pour me replonger dans cette affreuse réalité. Plus laide et plus sinistre que l'horreur même. Parce que m'installer devant la télévision au moment des informations me donne la nausée. Oui, on voit trop de choses qui ne devraient être que cauchemards... Je veux continuer à vivre dans mon petit monde. Nan pas celui des bisounours (faut pas pousser non plus heinnnn). Peut-être juste dans celui où je me sens vivre. Je ressens...
Vous savez, ça paraît con un article comme ça. Un article de plus ou de moins, qu'est-ce que ça change au final?! Ca y est, elle aligne quelques phrases, elle se croit maline la fille... Nan, j'ai juste ce besoin d'étaler ces mots confus qui m'embrouillent... Ceux qui arrivent à traverser cette vitre sans tain, même s'ils perdent de leur écho en s'entrechoquant sur leurs corps impassibles....
Oui en fait, c'est comme un mec bourré, son trop plein d'alcool l'empêche d'aller bien. Il vomit...
Allez, c'est ça... Je vous dégueule mes mots à la face. C'est ce que je sais faire de mieux...